| Depuis 1997, la croissance plus forte de
l'économie française est aussi plus riche en emplois. Une telle
évolution, synonyme d'une décélération des gains de
productivité, pourrait être préoccupante si elle affectait
la compétitivité. Cependant, dans le secteur manufacturier, particulièrement
exposé à la concurrence internationale, les gains de productivité
apparaissent réguliers depuis les années soixante-dix ; les comparaisons
effectuées par rapport à l'Allemagne, au Royaume-Uni et à
l'Espagne indiquent la particularité française à cet égard.
La politique macroéconomique adoptée à partir de 1983 a imposé
aux firmes françaises une maîtrise des prix et des coûts, obtenue
par la modération salariale et par les gains de productivité. Les
comparaisons, qui reposent sur une évaluation de la production dans un
même système de prix, montrent que, à la fin des années
quatre-vingt-dix, la France dispose, vis-à-vis de l'Allemagne et du Royaume-Uni,
de prix et de coûts moins élevés, en même temps que
d'un meilleur niveau de productivité. |
Résumé |