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N° 207 |
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| Décembre 2001 |
| Les frontières
nationales comptent
mais de moins en moins |
| Thierry Mayer |
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| Contrairement à ce que la libéralisation
commerciale pouvait laisser attendre, les frontières comptent toujours
: à taille et distance comparables, deux régions échangent
moins dès lors qu'une frontière les sépare. L'évaluation
des effets frontières, en référence à une norme de
commerce fournie par un modèle de gravité, permet de mesurer le
degré d'intégration ou, au contraire, de fragmentation d'une zone
géographique, ou bien encore de mesurer la discrimination qui peut exister
entre différentes sources d'approvisionnement. Comment expliquer le niveau
élevé des effets frontières au sein d'ensembles intégrés
? La volatilité du change fournit un élément de réponse
; les préférences des consommateurs ainsi que l'existence de réseaux
sociaux ou d'affaires particulièrement denses à l'intérieur
des frontières expliquent aussi le phénomène. Cependant,
les données sur longue période indiquent une tendance à la
baisse des effets frontières que les nouvelles technologies de l'information
pourraient encore accentuer. |
Résumé |
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