À maints égards, le Brésil demeure la « Terre d’avenir » dépeinte par Stefan Zweig.
Soixante ans plus tard, les promesses du développement restent encore à réaliser. Le
Brésil n’a pas connu de croissance forte et prolongée depuis la fin des années soixantedix.
La misère est largement répandue : en 1999, on estimait que 37,5 % de la
population vivaient sous le seuil de pauvreté de 2 dollars par jour. Les inégalités de
revenu sont parmi les plus fortes au monde, avec un coefficient de Gini de 60,9 % en
2000.