L’année
2005 aura été particulièrement favorable pour les grandes
capitalisations boursières et pour les marchés obligataires du G7.
Les marchés ont en effet bénéficié de conditions idéales
: la poursuite du cycle industriel mondial entamé en 2002, le redressement
très graduel de l’inflation et la résistance de la demande
intérieure aux États-Unis. A ces éléments conjoncturels
s’ajoutent des signes avant-coureurs du rééquilibrage global
tant attendu. Au premier rang desquels figure évidemment la vigueur du
dollar. Les hausses de taux de la Réserve fédérale américaine
portent en effet peu à peu leurs fruits alors que la Chine s’oriente,
certes à petits pas, vers plus de coopération internationale en
matière de taux de change. Les économies de la zone euro commencent
à en tirer les bénéfices via la baisse de l’euro, tandis
que l’économie japonaise fait un retour en force sur la scène
internationale.
Toutefois, des risques significatifs demeurent, telle que la hausse des prix du
pétrole, la faiblesse structurelle des devises asiatiques, l’apparition
potentielle d’une bulle immobilière aux États-Unis et, son
corollaire, un consommateur américain au dynamisme sans faille. Or ces
facteurs sont potentiellement source d’accentuation des déséquilibres
actuels.
La poursuite du rééquilibrage global sera-t-elle aussi favorable
pour les marchés financiers en 2006 ? La réévaluation de
la devise chinoise en juillet dernier et le resserrement monétaire de la
BCE sont-ils des premiers pas dans la bonne direction ? La normalisation de la
politique monétaire américaine peut-elle se poursuivre sans dommage
pour la croissance mondiale, et notamment celle de la zone euro ? Enfin, la réémergence
du Japon est-elle définitivement acquise ?
Autant d’interrogations sur lesquelles Sébastien Doisy apportera
un éclairage d’expert. |